Tout était parfait. J'étais heureuse. Je vivais un conte de fée. Oui s'en était bien un jusqu'au jour où je compris que la vie ne se résumait pas à ce que l'on voyait mais à ce que les gens avaient à l'intérieur d'eux même. Cela faisait trois jours que tout était différent, sa voix, son regard, son humeur, tout sans exception me laissait penser qu'il y avait quelque chose d'anormal. Ce jour arriva, cet instant me fis face & mon c½ur se glaça. Je ne m'y étais pas préparée, je n'y avais pas pensé une seule seconde mais pourtant le destin me regardait droit dans les yeux. Je m'en souviens encore de ce jour & surement jusqu'à la fin de ma vie. Ce jour funèbre qui me hante chaque soir avant d'aller me coucher, chaque nuit dans mes pires cauchemars, chaque matin au réveil. Il devait venir. C'était mercredi. Un mercredi qui aurait dû être comme les autres & pourtant il ne l'était pas. Je le vis arriver. Il était là & cette fois je ne pouvais nier l'évidence. Il n'était pas là pour me dire mon Amour, il n'était pas là pour me dire combien il m'aimait ni combien il me trouvait belle. Il était la pour tout autre chose. Il avança vers moi, je ne lui souriais pas & lui non plus ne me souriait pas. Un seul regard emplis de culpabilité me fis comprendre le sens de sa venu. Il était à présent devant moi, le regard plein de souffrance & d'incohérence. Il ne dit rien, pendant ce qu'il me parut être une minute interminable & il fini par me dire que je devais avoir compris. Mon c½ur venait de se déchirer. Une blessure qui ne guérirait sans doute jamais. La souffrance que je ressenti m'oppressa au point de ne plus pouvoir respirer. L'air autour de moi ne suffisait plus, il était de plus en plus détestable, de plus en plus impur. On venait de me couper du seul oxygène dont j'avais réellement besoin.